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#208
J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,
La ville et la campagne, enfin tout: il n'est rien
Qui ne me soit souverain bien,
Jusqu'au sombre plaisir d'un cœur mélancolique. (Jean de La Fontaine, Psyché)
#625
La calomnie, monsieur! Vous ne savez guère ce que vous dédaignez; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés. (Beaumarchais, le Barbier de Séville)
#629
Dieu a fait la campagne et l'homme, la ville. (William Cowper, la Tâche)
#821
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur? (Paul Verlaine, Romances sans paroles)
#7897
Toutes les villes, tous les Etats, tous les royaumes sont mortels ; toute chose, ou par nature ou par accident finit et en termine d'une façon ou d'une autre : c'est pourquoi le citoyen qui assiste à la fin de sa patrie, ne peut tant se plaindre du malheur de celle-ci et le mettre sur le compte d'une mâle fortune, que du sien propre ; car à sa patrie il est arrivé ce qui devait arriver de toute manière. En vérité le malheur est pour lui, qui a trouvé moyen de naître en un temps où devait advenir pareille catastrophe. (Francesco Guicciardini - 1483-1540 - Ricordi)
#1160
Tels nous sentions, irrésolus,
De vivants désirs, qui n'ont plus
Rien de physique,
Couler en nous comme des flots
Avec le rythme et les sanglots
De la musique.
(Théodore de Banville, Louanges d'Antoinette)
Commentaire :
#1447
Nous vivons trop dans les livres et pas assez dans la nature, et nous ressemblons à ce niais de Pline le Jeune qui étudiait un orateur grec pendant que sous ses yeux le Vésuve engloutissait cinq villes sous la cendre. (Anatole France)
#1732
Sans la justesse de l'expression, pas de poésie. (Théodore de Banville, Petit traité de poésie française)
#1737
Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer. (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville, acte I, scène 2)
#1738
Après le bonheur de commander aux hommes, le plus grand honneur [...] n'est-il pas de les juger? (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Seville)
#2091
A l'heure où les étoiles
Frissonnant sous leurs voiles
Brodent le ciel changeant
De leurs fleurs d'argent. (Théophile de Banville, A la Font-Georges)
#2164
Etudiez comme si vous deviez vivre toujours; vivez comme si vous deviez mourir demain. (Saint Isidore de Séville)
#2251
La critique est une de ces professions qui prospèrent dans les temps malheureux. (François Villemain, Mélanges littéraires, Discours sur la critique)
#2652
...les pires de nos maux, nous nous les infligeons nous-mêmes dans notre aveuglement. (Herman Melville)
#2653
Ne poussez pas au large de cette île, vous n'y pourriez jamais retourner. (Herman Melville)
#2654
Enfin, lorsque vous êtes intensément soulevé par ce sujet, vous ne pouvez manquer de tracer de grandes baleines dans les cieux étoilés, avec des baleiniers qui les pourchassent ; de même que lorsqu’elles étaient toutes remplies de pensées de guerre, les nations de l’Est virent des armées en bataille dans les nuages. Ainsi, ai-je cherché le léviathan dans le ciel du Nord, autour du Pôle, dans les mille révolutions des étoiles brillantes qui me l'avaient d'abord montré. Et, sous les cieux resplendissants antarctiques, j'ai abordé la nef Argo et me suis joint à la chasse de l'étoile "Cétus", loin au-delà de l'extrême déploiement de l'Hydre et du Poisson Volant. (Herman Melville)
#2655
...les enfants des hommes..., tout en tétant, regardent calmement et fixement autre chose que les seins qui les allaitent (comme s’ils menaient deux vies différentes et, tandis qu’ils sucent une nourriture naturelle, se repaissent de quelque surnaturelle réminiscence)... (Herman Melville)
#2656
Contre toutes les poétisations, je dis qu'il y a un poème seulement si une forme de vie transforme une forme de langage et si réciproquement une forme de langage transforme une forme de vie. (Herman Melville)
#2835
N'avons-nois pas eu tous les fous de la ville de notre côté? Et n'y a-t-il pas une grosse majorité dans chaque ville? (Mark Twain)
#2853
Si les Français perdent une bataille, une épigramme les console; si un nouvel impôt les charge, un vaudeville les dédommage; si une affaire sérieuse les occupe, une chansonnette les égaye, et le style le plus simple et le plus naïf est toujours relevé par des traits malins et par des pointes piquantes. (Carlo, Goldini, Mémoires)
#2909
Même dans Racine, qui me semble fort éloquent, je trouve force chevilles. (Stendhal)
#2919
On trouvera toujours dans notre ville une tribu de dames effrontées, désinvoltes, jacassantes, dont les talents passent auprès des freluquets pour de l'esprit et de l'humour. (Jonathan Swift)
#3288
Le Français, né malin, forma le vaudeville. (Nicolas Boileai, L'Art poétique)
#3372
Si quelqu'un me montrait entre l'indépendance complète et l'asservissement entier de la pensée une position intermédiaire où je puisse espérer me tenir, je m'y établirais peut-être; mais qui découvrira cette position intermédiaire? (Alexis de Tocqueville)
#3373
Quelle triste chose que sur toute la terre les gouvernements soient toujours précisément aussi coquins que les moeurs de leurs sujets peuvent leur permettre de l'être. (Alexis de Tocqueville)
#3374
Cette même égalité qui rend l'individu indépendant de chacun de ses concitoyens en particulier le livre isolé et sans défense à l'action du plus grand nombre. (Alexis de Tocqueville)
#3375
Le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est d'ordinaire celui où il commence à se réformer. (Alexis de Tocqueville)
#3376
L'esclave est un serviteur qui ne discute point et se soumet à tout sans murmure. Quelquefois il assassine son maître mais il ne lui résiste jamais. (Alexis de Tocqueville)
#3697
Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer.
(Beaumarchais - le Barbier de Séville)
#3868
La vie est comme une ville. Pour la connaître il faut s'y perdre. (Pierre Assouline)
#3990
Flatteuse illusion! doux oubli de nos peines!
Oh! qui pourrait compter les heureux que tu fais?
(Collin d'Harleville, les Châteaux en Espagne)
#4025
Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre. (George Sand, Le Marquis de Villemer)
#4104
Le temps, c'est quand on va d'un Noël à l'autre. (Paul Villeneuve, chroniqueur québécois)
#4251
Et leurs lèvres s'ouvrir comme des fleurs sanglantes. (Théodore de Banville, Les Princesses)
#4364
Impossible est un mot que je ne dis jamais. (Collin d'Harleville, Malice pour Malice)
#4420
Après le bonheur de commander aux hommes, le plus grand honneur, Monsieur, n'est-il pas de les juger? (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville)
#4477
Les parfums de la chair et des cheveux flottants
S'éparpillent dans l'air brûlant, et comme au temps
De Caprée, où Tibère épouvantait les nues,
Entrelaçant leurs corps impudiques et beaux,
Sur les rouges tapis cinquante femmes nues
Dansent effrontément, aux clartés des flambeaux.
(Théodore de Banville, Poésies)
#4488
S'emparer d'un coeur qui n'a pas l'habitude des attaques,
c'est entrer dans une ville ouverte et sans garnison.
(Alexandre Dumas Fils, La Dame aux Camélias)
#4642
Il faut juger les sentiments par des actes plus que par des paroles. (George Sand, Le Marquis de Villemer)
#4792
[...] Et sur chaque jambe
Un bas céleste et vermeil
Flambe.
(Théodore de Banville, Sonnailles et Clochettes)
#4839
Le front pâli par un long jeûne,
Triste et douce, en grand deuil.
(Théodore de Banville, Odelettes)
#7523
« Sans intégrisme religieux ni traditions inhumaines, avec le respect dû à chacun, la Pluri-ethnie, le Métissage et l’Accueil à l’autre, sont un enrichissement pour le Monde. » (Gérard Cauville [Nouméa])
Commentaire : En rapport avec mon livre en cours de finition
#7566
Il ne faut pas s’empêcher d’écouter ceux qui ont des valeurs sous peine de rester sans savoir. (Gérard Cauville [Nouméa])
#7567
La richesse, c’est aussi le voir, l’écouter, le reconnaître et partager avec celui qui semble différent. (Gérard Cauville [Nouméa])
#5077
En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés. (Alexis de Tocqueville)
#5219
C'est la sagesse, aimer le vin,
La beauté, le printemps, le printemps divin,
Cela suffit. Le reste est vain.
(Théodore de Banville)
#5303
C'est la sagesse, aimer le vin,
La beauté, le printemps divin,
Cela suffit. Le reste est vain.
(Thédore de Banville)
#5304
Les petits lapins dans les bois
Folâtrent sur l'herbe arrosée,
Et comme nous le vin d'Arbois
Ils boivent la douce rosée.
(Thédore de Banville)
#5546
Un livre n'est excusable qu'autant qu'il apprend quelque chose. (Voltaire, Lettre à Damilaville)
#5920
La peur du gendarme est le contraire de la vertu, ou ce n'est vertu que prudence. (André Comte-Sponville, Présentation de la philosophie)
#5921
Cessons de rêver l'homme, cessons de faire de l'humanisme une religion : ce ne serait qu'un narcissisme généralisé ou hypostasié. L'homme n'est grand que dans la conscience qu'il a de sa misère. Il n'est humain qu'à condition de renoncer à la divinité. L'homme, par exemple, n'est ni maître ni possesseur de la nature: si l'humanisme n'est pas un sous-ensemble de l'écologisme, il ne saurait non plus justifier une quelconque indifférence à l'environnement ou aux autres espèces vivantes. (André Comte-Sponville, Une éducation philosophique)
#5922
La régulation des égoïsmes, tout est là: c'est la grande affaire de la politique. Ne nous racontons pas d'histoires. Si les gens travaillent, s'ils payent leurs impôts, s'ils respectent à peu près la loi, c'est par égoïsme, toujours, et sans doute par égoïsme seulement, le plus souvent. (André Comte-Sponville, L'amour la solitude)
#5923
Si vous comptez sur les Restos du coeur pour faire reculer la misère, le chômage, l'exclusion, il me paraît clair que vous vous racontez des histoires.
Si vous comptez sur l'humanitaire pour tenir lieu de politique étrangère, sur l'antiracisme pour tenir lieu de politique de l'immigration, il me paraît non moins clair que vous vous racontez des histoires.
La morale et la politique sont deux choses différentes, l'une et l'autre nécessaire, mais qu'on ne saurait confondre sans compromettre ce qu'elles ont chacune d'essentiel. (André Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral?)
#5924
En même temps qu'il perd son adversaire historique le communisme, le capitalisme perd aussi l'espèce de justification négative que cet adversaire lui offrait comme sur un plateau. Aussi, le "triomphe" du capitalisme n'a-t-il d'égal que son désarroi. Le soupçon naît qu'il ait vaincu pour rien. A quoi bon vaincre quand on ne sait pas pourquoi vivre. Le capitalisme ne se pose pas la question. C'est en partie ce qui fait sa force: il n'a pas besoin de sens pour fonctionner. (André Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral?)
#5925
Chaque fois que le cours du cacao perd vingt centimes à la tonne, à Londres ou à New York, il y a des dizaines de milliers de gens qui redescendent en dessous du seuil de pauvreté dans les pays producteurs. Cela ne suffit pas à faire remonter les cours, mais nous interdit de nous abandonner tranquillement aux lois du marché... (André Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral?)
#5926
Refuser le scientisme, ce n'est pas refuser les sciences; c'est refuser de s'illusionner sur elles. Refuser le technocratisme, ce n'est pas condamner la technique; c'est refuser de s'y abandonner.
Cela vaut notamment pour l'économie. Les sciences n'ont pas de morale; les techniques pas davantage. Pourquoi l'économie qui est à la fois une science et une technique, en aurait-elle une? (André Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral?)
#5927
Si l'entreprise appartient à ceux qui la possèdent (les actionnaires, elle est donc légalement à leur service: propriété vaut usage. Le MEDEF dit donc n'importe quoi, le CJD [Centre des Jeunes Dirigeants] dit donc n'importe quoi, lorsqu'ils essaient de nous faire croire que l'entreprise est au service de ses clients et de ses salariés: cela ne peut être vrai, puisqu'elle est au service de ses actionnaires. (André Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral?)
#5928
La politique n'est pas là pour faire le bonheur des hommes. Elle est là pour combattre le malheur - et elle seule, à l'échelle d'un pays ou du monde peut le faire efficacement. (André Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral?)
#5962
Des circonstances se présentent quelquefois où nous devons accepter de bon coeur le risque d'être trompés. (Henry de Montherlant, La ville dont le prince est un enfant)
#6069
L'athéisme est une forme d'humilité. C'est se prendre pour un animal, comme nous sommes en effet, et nous laisser la charge de devenir humains. (André Comte-Sponville, Présentation de la philosophie)
#6188
C'est étonnant comme la mort permet à la beauté de s'exprimer. [...] Dans la vie on peut s'embellir si on sait s'habiller. Mais une fois mort, c'est du plus profond de vous-même que naît la beauté. (Vita Sackville-West, Toute passion abolie)
#6355
Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville)
#6382
Lorsqu'il sentait son public avec lui, applaudissant et riant de ses loufoqueries, Omar-Jo changeait brusquement de répertoire. D'abord il faisait taire la musique; ses pitreries se fracassaient contre un mur invisible. Ensuite il laissait un silence opaque planer au-dessus des spectateurs. D'un seul geste il arrachait alors les rubans ou les feuillages qui dissimulaient son moignon. Puis, il présentait celui-ci au public, dans toute sa crudité... L'enfant multiple n'était plus là pour divertir. Il était là aussi pour évoquer d'autres images. Toutes ces douloureuses images qui peuplent le monde. Mené par sa voix, Omar-Jo évoqe sa ville récemment quittée... (Andrée Chedid, L'Enfant multiple)
#6545
Ah! fiez-vous à tout le monde, et vous aurez bientôt à la maison une bonne femme pour vous tromper, de bons amis pour vous la souffler et de bons valets pour les y aider. (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville)
#6559
Il lui faut sa Maugrabine!
Mais ce n'est pas une mince affaire! Retrouver dans une ville de cent mille âmes une personne dont on ne connaît que l'haleine, les pantoufles et la couleur des yeux; il n'y a qu'un Tarasconnais, féru d'amour, capable de tenter une pareille aventure. (Alphonse Daudet, Tartarin de Tarascon)
#6859
Quelle rage a-t-on d'apprendre ce qu'on craint toujours de savoir! (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville)
#6860
Il y a souvent très loin du mal que l'on dit d'un ouvrage à celui qu'on en pense. (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville)
#6861
Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur. (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville)
#6864
Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante. (Pierre-Augustin Caron Beaumarchais, Le Barbier de Séville)
#6865
On ne s'intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu'on est sans inquiétude sur les siennes. (Pierre-Augustin Caron Beaumarchais, Lettre sur la chute et la critique du Barbier de Séville)
#6868
Pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir. (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville)
#6871
En occupant les gens de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui. (Pierre-Augustin Caron Beaumarchais, Le Barbier de Séville)
#6877
En toute espèce de biens, posséder est peu de chose; c'est jouir qui rend heureux. (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville)
#6885
Une bourse d'or me paraît toujours un argument sans réplique. (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville)
#7189
Existe-t-il un mini-zodiaque des villes qui guide les destins suivant les coordonnées?
(Jean-Robert Léonidas, Sérénade pour un Pays ou La Génération du Silence)
#7914
Ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. (Théodore de Banville, Odes funambulesques)
#7915
C'est la maigreur des uns qui fait un ventre aux autres. (Théodore de Banville)
#7916
Où l'homme voit finir son pouvoir, Dieu commence. (Théodore de Banville)
#7917
Les gens n’aiment pas plus à tenir leur bonheur des mains d’un autre que les anguilles à être écorchées vives ! (Théodore de Banville, Gringoire)
#7918
O ma mère et ma nourrice ! Toi dont l’âme protectrice Me fit des jours composés Avec un bonheur si rare, Et qui ne me fus avare Ni de lait ni de baisers ! (Théodore de Banville, À Ma mère)
#8042
Paris est la seule ville du monde où mourir de faim est encore considéré comme un art. (Carlos Ruiz Zafón, L'Ombre du vent, Pocket, p. 94)



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